Graines de Malhourtet

Amorcé depuis la rentrée scolaire 2017 à l’initiative de La Tortuga, Graines de Malhourtet est un projet multipartenarial, interculturel et intergénérationnel, qui rassemble divers acteurs locaux (les écoles Jean-Henri Fabre et La Calandreta, le Centre social Causse et l’association La Tortuga).

Ce projet, qui a reçu le soutien de la Ville de Millau, Millau Grands Causses Habitat et le Département de l’Aveyron ainsi que divers partenaires privés (MCI, Tendance Déco), s’intéresse de près aux mémoires orales du quartier. Il s’agit, à travers lui, d’interroger la « grande » et les « petites » histoires, la mémoire collective et les mémoires individuelles. Il s’agit de révéler ce qui fait la richesse de Malhourtet pour devenir tous ensemble les jardiniers d’une culture commune autour de ce quartier.

Pour ce faire, Katia Fersing, ethnologue œuvrant au sein de l’association la Tortuga, a accompagné chaque partenaire dans la mise en œuvre d’une méthodologie participative visant à faire émerger cette culture commune à partir d’un travail de recherche mené de différentes manières :

– des entretiens ethnographiques ont ainsi été réalisés par les enfants des écoles et les ados du centre social auprès des habitants du quartier (dans le cadre d’un projet pédagogique au sein des écoles ou au travers d’ateliers menés avec les habitants au centre social) ;

– Des sorties thématiques (botanique, mathématique, poétique, architecturale, etc.) ont été organisées dans le quartier par les enseignant-e-s des écoles ;

– des réunions thématiques ont été réalisées au centre social (ex : atelier odonymie avec la contribution du linguiste Jacques Astor) ;

– une recherche historique et archivistique a été amorcée aux archives municipales avec des membres du groupe adultes du centre social ;

– Des évènements, comme le carnaval du quartier, ont aussi été organisés pour susciter la rencontre des habitants et encourager la « fabrication » commune d’une histoire reliant le temps passé et le temps présent.

Après avoir été analysées, ces données ont fait l’objet d’une réappropriation artistique dans un objectif de large transmission. Diverses productions, écrites, sonores, visuelles ou plastiques ont ainsi été créées. Des temps de médiation et de transmission ont été organisés :

– Guidés par les enfants, des parcours d’exposition ont ainsi été proposés dans les deux écoles en fin d’année scolaire ;

 

– Intégrée au dispositif « Parcours d’Artistes » porté par la Mairie de Millau, une fresque murale a été réalisée tout au long des étés 2018, 2019 et 2020 par les habitants avec l’aide des artistes Marion Delattre et Christian Meneses. Elle a été inaugurée lors des Journées Européennes du Patrimoine 2018. Voici un lien vers un reportage réalisé par Radio Larzac (vers 44’10).

– K. Fersing a participé à un colloque international organisé par la Maison des Cultures du monde à Vitré le 13 avril dernier pour évoquer le processus d’élaboration du carnaval du quartier. Un article paraîtra prochainement ;

– Une exposition collective a été, enfin, proposée dans le cadre de la programmation des expositions réalisées au service culturel de la Ville de Millau entre le 7 mai et le 7 juin 2019 :  le propos était de mettre l’ensemble des matériaux en perspective, afin d’évoquer l’histoire commune mais aussi les parcours individuels et la diversité culturelle qui ont façonné l’esprit des lieux au cours du temps. Réalisée pour l’occasion  et en lien avec le projet « Exils » porté par la Ville de Millau, l’installation de Nuria Prats, « De fils en exils« , a apporté, quant à elle, un éclairage spécifique sur la question de l’exil, du point de vue des habitants de Malhourtet.

Parutions dans la presse (partenariat avec le Midi Libre tout au long du mois de mai) :

2020 plein d’entrain !

En 2020, nous avons poursuivi, bon an mal an, l’expérience de « jardinage culturel » sur les coteaux fertiles et généreux du Pays Maigre : certain-e-s ont ainsi exploré de nouveaux récits de vie en portant une attention particulière aux chants traditionnels des habitants du lieu (la restitution publique de ce travail aurait dû avoir lieu le vendredi 29 mai dans le cadre du Festival Ca bouge en mai), d’autres se sont affairés autour du mythe fondateur du Drac et du Cep de vigne.

En effet, il a été décidé, pour la troisième année consécutive, de suivre le fil de ce récit légendaire pour concevoir et réaliser une déambulation carnavalesque, elle aussi reportée compte tenu du contexte sanitaire.

Hadija chante en maorais à l’école Jean-Henri Fabre
Fabrication de naviols avec le Centre social pour le carnaval du quartier
Naviol en préparation
Naviol en cours de finition…
Marylou et les enfants de l’école Jean-Henri Fabre fabriquent un brochet géant pour le carnaval du quartier !

Mais ce n’est pas tout.

Emmenées par La Tortuga dans le cadre d’un projet tuteuré, quatre étudiantes de la Licence Professionnelle Gestion et développement des organisations, des services sportifs et de loisirs de l’Université Champollion, se sont également emparées du mythe fondateur pour construire un itinéraire de découverte du quartier. De nouveaux partenaires, tels que l’Office de Tourisme Millau Grands Causses, accompagneront la mise en œuvre de ce projet.

Les étudiantes présentent leur projet lors d’une réunion du collectif Graines de Malhourtet.

Pour en savoir plus sur le projet Graines de Malhourtet : ici

Autres projets en cours :

  • Invisibles, un spectacle hybride autour de l’imaginaire et du légendaire caussenard

Pour en savoir plus, rendez-vous sur les onglets dédiés ! Bien entendu, nous ne manquerons pas de communiquer sur les dates et actions liées à ces différents projets !

Pour découvrir le dossier de présentation du projet, c’est ici