Un laboratoire de recherche associatif

Petit historique du projet

  • Un petit groupe de chercheurs en sciences humaines, vivant à Millau ou d’origine millavoise, s’est réuni à plusieurs reprises au cours de ces derniers mois. Ils manifestent l’envie d’amorcer des projets de recherche transdisciplinaire fondés sur des problématiques de terrain en lien avec le territoire sud-aveyronnais mais également sur l’ouverture vers de nouvelles formes de restitutions des données. La nécessité de se structurer est rapidement apparue comme un préalable indispensable à tout projet ou toute démarche auprès d’éventuels partenaires.
  • Implantée sur le territoire depuis plusieurs années, identifiée par les habitants et les Institutions en tant que plateforme pluridisciplinaire et expérimentale où s’entremêlent la recherche et la création artistique autour du patrimoine oral, l’association La Tortuga souhaite aujourd’hui élargir ses champs d’investigation en accueillant d’autres chercheurs, en s’ouvrant à d’autres regards afin de poursuivre et approfondir les dynamiques en cours mais également en amorcer de nouvelles.
  • La création d’un laboratoire de recherche associatif transdisciplinaire sous la carapace de La Tortuga est née de la rencontre de ces intentions multiples.

Objectifs

L’ objectif global du collectif de chercheurs est de favoriser l’émergence d’un savoir local coconstruit, appropriable et transmissible au plus grand nombre. Pour ce faire, il s’agira d’étudier des problématiques territoriales via la mise en route de recherches portées ou animées par des chercheurs ancrés localement, mais aussi d’aboutir à des formes de valorisation, de production des savoirs pensés pour trouver une utilité sociale, tout en contribuant à la fabrique du paysage culturel local. Ces travaux permettront, en outre, d’identifier les lésions du tissu social, d’en saisir les causes afin de trouver, faisant appel à l’intelligence collective, des solutions localisées pour les résorber.

Les questionnements pourront porter sur :

  • le rapport à l’espace, aux lieux de vie, aux territoires, que les individus (habitants, visiteurs) ou les groupes ont élaboré au cours du temps et entretiennent dans le temps présent ;
  • la notion de « patrimoine » (matériel, immatériel) et de mémoires orales (connaissance et transmission) ;
  • le rôle du « patrimoine » et des mémoires orales dans la fabrique du milieu de vie (au sens de Berque) ;
  • la composition progressive d’identités culturelles (individuelle et collective), la production, l’émergence et l’ancrage progressif de cultures locales ;
  • les processus d’interpénétration des cultures ;
  • les processus d’appropriation d’un territoire et les notions d’intelligence collective, de socle culturel commun ;
  • la fabrique locale de savoirs (savoir-faire, savoir-être…), d’innovations, mais aussi l’émergence de conflits, controverses, etc. ;
  • les liens pouvant exister entre ces identités culturelles et des problématiques plus globales s’inscrivant à l’échelle nationale, régionale, mondiale, mais aussi les questions politiques, économiques, sociales et culturelles ;
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